Biennale des jeunes créateurs

Skopje 2009 [République de Macédoine]
Sélection France Sud >
Pays d'Aix > Arts Visuels [Installation vidéo]

Tomek Jarolim
Né en 1983 à Aix-en-Provence

« Invisibles » Installation vidéo
« Invisibles » Installation vidéo

De son IUT en génie informatique, Tomek Jarolim a conservé le goût pour les programmes et les codes, cette grammaire informatique inflexible et objective qui, via l’outil ordinateur, ne laisse aucune place à l’arbitraire. Enfin, pas jusqu’à ce qu’on en arrive à Invisibles. Soit deux écrans LCD, « accrochés au mur, comme des tableaux », reliés à deux ordinateurs soumis à deux programmes. À l’aide de ces derniers, il demande à la machine d’afficher de plus en plus vite et en boucle [renvoi au comportement humain qui, lorsqu’il n’arrive pas à faire quelque chose, tente de le faire autrement] du rouge du vert et du bleu sur un des écrans [soit RVB, les trois couches basiques en numérique] qui théoriquement doivent donner du blanc. Et sur l’autre du noir et du blanc, soit le mélange du plein [en affichage numérique, le blanc est la valeur maximale] et du vide [lorsque aucun pixel n’est venu taper l’écran]. Résultat ? La machine est incapable d’exécuter ces deux fonctions pourtant simplissimes. Et arrive très vite à saturation. Donc au bug [renvoi au bug humain, la persistance rétinienne]. D’un côté, le blanc n’est jamais vraiment blanc ; de l’autre, ce n’est jamais vraiment ni du vide, ni du plein. Et cet entre deux c’est peut-être, justement, le commencement de la subjectivité ; née d’une machine pourtant réputée infaillible. Qui au lieu de rester dans sa fonction d’outil, se met à créer de la lumière interpellant l’oeil du spectateur ; l’interaction peut alors commencer.

From his computer studies at the IUT, Tomek Jarolim has preserved his taste for programms and codes, that inflexible and objective computer grammar which, via the computer tool, gives no room for randomness. Until we come to Invisibles. That is, two LCD screens « hung on the wall, like two paintings » linked to two computers controlled by two programmes. Use the latter, he asks the machine to show through a loop, (a reference to human behaviour, which, when it cannot do something, tries to find another way) to show in red, green and blue on one screen (that is RGB, the three basic layers in digital imagery) which should theoretically produce white. And on the other, black and white, which it the mixture of all (in digital imagery, white is the maximum value) and void (when no pixels hit the screen). The result ? The machine is incapable of executing these so simple operations. And rapidly saturates. Thus there is a bug (in reference to the human bug, retinal persistance). On one side, the white is never completely white ; on the other, it is never really void nor completely full. And it is perhaps exactly this in-between, which is the beginning of subjectivity ; arising in a machine considered moreover as infallible. Which instead of remaining a tool, begins to create the light that attracts the spectator’s eye : then the interaction can start.

Formation
2008-2009 : dernière année à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence.
2008 : Programme d’échange à The School of Art Institute of Chicago.
2004 : Diplôme universitaire de technologie en génie informatique à l’IUT d’Aix-en-Provence.

Expériences
2009 : Exposition Tout Doit Apparaître, installation à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Atelier Opéra en Création, dans le cadre du Festival d’Art Lyrique d’Aix.
2008 : Vidéo-lumières pour The French Suites avec Kamal Karry au 3bisf à Aix
Scénographie pour Shades of White avec Bruno Péré, dans le cadre du festival Les Affluents
Exposition collective Sans_Titre 1.0 à l’Ecole Supérieure d’Art à Aix.

Site internet : www.tomek.fr

création et réalisation Laurence Fillon [espaceculture]