« Dakar est une ville que j’affectionne autant que Tokyo, Marseille ou Gênes.
J’y ai passé quelques mois durant lesquels j’ai fixé ces lieux et ces personnes hautes
en couleurs qui ont compté dans ma vie sénégalaise. Déambulant tous azimuts ils complexifient
et chamboulent les paysages derrière eux. Les flots de véhicules et de personnes
traversent de multiples cadrages, tels des fantômes s’évaporant dans une compression du
temps dans l’espace ainsi capturé que je restitue dans l’espace de monstration.
Ici, le quartier de Gueule Tapée peuplé d’amis et d’enfants aux sourires éclatants sur un fond
de trafic automobile et d’immensité vers l’océan. Là, l’île de Goré où un ponton en pierre,
une arrivée de chaloupe et une église coloniale renferment toute la douleur de ce lieu
mais le rendent bien étrange lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un ancien port de départ pour
les esclaves.
J’y ai réalisé des images allant de 180° à 360° selon la technique des panoramiques
photographiques. Mes installations vidéo nécessitent trois projecteurs, disposés en hauteur
afin que le spectateur puisse s’approcher de l’imposante image obtenue [15 mètres de long]
et qui donne un sentiment de solitude au milieu de ces lieux urbains. Le spectateur est
happé dans l’espace filmé comme dans les systèmes de réalités virtuelles immersives ». |
“During the travels I have done in the cities that I am fond of [Tokyo, Dakar, Marseille,
Genova...]. I took panoramic images from 180° to 360° according to panoramic photography
techniques.
The results of this experience are different video installations where the image shown is very
large and made thanks to 3 video projectors. So as you look at it, you are « swallowed up » by
the landscape captured, like in a modern virtual reality system.
The image captured give a strong feeling of loneliness in the middle of the urban environment
flooded with cars and people crossing through the different camera angles like ethereal
ghosts. I like to sum up my work as a compression of time in the captured space that I give
back at the moment of the exhibition.
The work proposed for the Biennal was made in the city of Dakar. The landscapes of the cities
of Japan and Mediterranean Europe show blinding suns, bright persons, children and urban
area everywhere giving those landscapes a complex and « messy » aspect. The time I spent
in Dakar gave me the chance to took photographs of the places and the people who were very
important for me by that time, like the neighbourhood of the Gueule Tapée full of friends,
children with their bright smiles, traffic and cars driving to the great ocean and the island
of Goré where the slaves were leaving the continent. A stone pontoon and a colonial church
are the only witnesses left of the pain who once occurred in this place making it weird. The
device for the Biennal will consist in a 15 meters wide triple projection on walls on screens,
or eventually a double projection if the exhibition space doesn’t allow it. The video projectors
will be preferably hanged high and behind screens for the image to be shown reverse so that
the people could get closer and be part of it.” |

Formation
DNSEP à l’Ecole Supérieure d’Art de Toulon
Provence Méditerranée [félicitations du jury].
Expériences
2007 : Responsable de l’atelier vidéo multimédiaà l’ESART de TMP
Exposition collective Le Soleil est
noir à la galerie Remparts, Toulon /
Scénographie des
accrochages
Expositions à la galerie Les Chantiers
de lune à La Seyne.
2005-2006 : Plusieurs expositions collectivesà la galerie des Riaux à Toulon et à la galerie Les
Chantiers de lune.
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