Naples 2005
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Performances, musique, installation
// Montévidéo
>« Hautnah
» Anneke Gräper
& José Maria Alvès
[installation / Pays d'Aix]
> Thirtytwobit [Montpellier]
>
« Square » Collectif
OP*AC [Marseille]
> « Monsieur
» Marie-Céline
Siffert [Marseille]
>« Mekanik
Kantatik » Nicolas
Cante [Pays d'Aix]

[Installation / Pays d'Aix]
Anneke Gräper &
José Maria Alvès
Pascal Garmendia (univers sonore)
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GRAPER
& ALVES
« Hautnah »
> 16 & 17 février
Les matières
du corps
La rencontre entre José Maria Alvès et Anneke
Gräper procède d’une alchimie que ni l’un
ni l’autre ne cherchent vraiment à expliquer.
Lui est Brésilien ; elle, Allemande. Il est danseur,
chorégraphe et vidéaste ; elle a une formation
de plasticienne.
Ils ont traversé des expériences artistiques
très différentes, mais se retrouvent sur un
territoire d’investigation commun : le corps. Ce filtre
par lequel passe notre lien au monde, même quand la
relation n’est pas directement physique. Dans la proposition
de ces deux artistes, il n’est pas question de toucher
(sinon du bout des yeux et des oreilles), mais de ressentir.
Et pourtant, l’expérience est on ne peut plus
concrète et intégrale. Elle vise à nous
envelopper comme une seconde peau.
« L’installation est composée de quatre
tableaux sur lesquels sont projetées des vidéos
(…) Le corps est ici envisagé comme étant
la caisse de résonance des sensations et émotions
de l’individu. À travers son enveloppe charnelle,
l’Homme laisse transparaître ses craintes, son
agressivité, sa douceur ou ses sentiments (…)
L’univers sonore (réalisé par Pascal Garmendia)
accompagne le passage d’une forme à l’autre,
dramatique et à la fois abstraite, elle évoque
l’univers intra-utérin ».
Il s’agit bien d’une traversée sensorielle,
à fleur de peau. Ce dispositif convoque un corps immatériel
tout en sollicitant la part la plus organique de notre être.
Une certaine pesanteur en moins.
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[Performance audio-visuelle / Montpellier]
Clément Charmet
& Vincent Dorp
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Thirtytwobit
> Jeudi 16 février à
20 h
L’art
du pir
Avec Thirtytwobit, Clément Charmet et Vincent Dorp
pratiquent le détournement sauvage des technologies
de l’image et du son. Ces enfants terribles de l’ère
post-digitale prennent un malin plaisir à torturer
leurs ordinateurs. « Recherchant une spontanéité
créatrice dans la perturbation, le groupe détourne
logiciels et appareils électroniques pour produire
des divergences bruitistes et graphiques hyper-chaotiques
».
Les fonctions premières des machines sont allègrement
perverties, leur opérationalité les plus sophistiquées
systématiquement niées et ainsi mises au service
d’une contre productivité artistique profondément
ludique.
Un art très instinctif et revendiqué comme «
le plus stupide qui soit » par le duo de performeurs.
Ces derniers n’hésitent pas un seul instant à
marier la pop la plus niaise avec le punk le plus douteux.
Mais l’ensemble est ô combien efficace. Une liberté
insolente, gratuite et incontrôlable, surtout pas sérieuse,
ni intimidante.
« L’incandescence de l’esprit, véritablement
indécente, nous concerne sous le nom d’idiotie
». (Jean-Yves Jouannais)
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[Collectif OP*AC / Marseille]
Matthieu Voirin
(laptop), Samuel Lartisien (clarinette basse), Marc Lapeyre
(guitares préparées), Sébastien Raymondo
(percussions et instruments fabriqués), Arié
van Egmond (digital painting), Camille Gugliaris (violoncelle),
Mariline Fiori (architecture & organisation).
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OP*AC
« Square »
> Jeudi 16 février à
20 h
Immersion
immédiate et totale
« Op*ac est un vivier d’expérimentations
sonores, scénographiques et visuelles prenant corps
sur les formes émergeantes et innovantes de la culture
électronique ». Matthieu Voirin, tête pensante
et agissante de ce groupe d’intervention à géométrie
variable (de 2 à 20 personnes) a étudié
l’électroacoustique au conservatoire. D’où,
sans doute, son goût indéfectible pour les ambiances
cinétiques, les images sonores, les perceptions auditives
et visuelles qui s’inscrivent autant dans l’espace
que dans la durée. Sa démarche vise à
englober tous les sens du spectateur.
« Square », le dernier projet du collectif se
présente à la fois comme un dispositif et une
performance. Cette installation scénographique, conçue
par Matthieu Voirin et Steve Stuart, se décline sous
une forme prismatique volontairement vertigineuse, un labyrinthe
sensoriel dans lequel il faut accepter de se perdre. «
Square est un projet évolutif, une expérience
sensitive singulière, un terrain d’échanges
entre créateurs et spectateurs, où les barrières
habituelles sont abolies ». On déambule au cœur
d’un dispositif cubique irradié de lumière,
de projection d’images et de sons. Des capteurs sonores
et visuels sont disposés dans l’espace de représentation.
Par ses déplacements, le public interagit sur le processus
de création et devient ainsi acteur à part entière
de la performance. L’événement artistique
« prend véritablement corps sous l’action
du spectateur, si celui-ci l’accepte et se laisse aller
à la perte de ses repères. Le fil conducteur
est établi, mais chaque intervention peut prendre un
tour différent. C’est cet inattendu, cette part
de risque qui nous attire »… Et nous saisit !
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[Lecture performance à partir du texte de
Marie Céline Siffert / Marseille]
Avec la participation de
Guillaume Fayard (écrivain), Noémie Privat,
Guillaume Miser (plasticiens) et Christophe Boursault.
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MARIE-CELINE
SIFFERT
« Monsieur
»
> Vendredi 17 février
à 20 h
Monsieur
est-il une femme ?
Marie-Céline Siffert sélectionnée pour
la Biennale en tant qu’écrivain/poète,
a enrôlé dans l’aventure un autre écrivain
et trois plasticiens. « Nous avons des travaux très
différents, mais la rencontre entre nous a été
très forte et l’échange particulièrement
fécond ». Guillaume Miser, Noémie Privat,
Christophe Boursault et Guillaume Fayard vont donc, chacun
avec ses outils et sa sensibilité, se réapproprier
la langue si particulière de cette jeune femme. «
La performance va porter sur un dépliage de «
Monsieur », un texte de Marie-Céline, explique
ainsi Guillaume Fayard. La question de la relation à
l’autre, de l’ambiguité du « je »
est déjà présente dans cette écriture
qui prend prétexte de la dimension épistolaire
pour traverser une large étendue de registre de langue
».
Vision plastique très minimale, approche au contraire
pulsionnelle, prolifération, bande son et voix off,
le texte de Marie-Céline Siffert va prendre corps tout
en changeant d’état.
Une traversée, un cheminement dans les méandres
d’une expérience vitale sans aucun subterfuge
fictionnel. Car, c’est par l’affirmation d’un
genre indéfini et proliférant que la performance
garde prise avec le réel.
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[Vidéo live / Pays d'Aix]
Nicolas Cante au piano avec Jérémy Terris
& Reno Courvoisier
pour la vidéo temps réel
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NICOLAS
CANTE
« Mekanik Kantatik
»
> Vendredi 17 février
à 20 h
La musique
kantatik
« Mon truc ? Tout avaler et tout recracher en même
temps ! » Quand on demande à Nicolas Cante de
définir son rapport à la musique, sa réponse
est on ne peut plus vigoureuse et peu académique. Sa
démarche n’en est pas moins d’une cohérence
redoutable, toute entière tournée, par le jeu,
vers le plaisir le plus intense et le plus communicatif. Il
traverse ainsi les courants musicaux espérant bien
que son inspiration l’entraînera vers des rivages
encore inconnus. Il emprunte à tous les genres, des
plus nobles au plus populaires. « En une heure de set,
on revisite à notre manière l’histoire
de la musique. On croise Nina Simone et les papes de l’électroacoustique,
le Funk, Coltrane, Kraftwerk… Tout dépend de
la salle, tout dépend du public ». Mais Nicolas
Cante ne se contente pas d’accoler des morceaux les
uns aux autres. Les artistes qu’il aime ont, eux-mêmes,
abondamment puisés chez d’autres musiciens. A
son tour, avec ses propres outils et dans son temps, il tente
de renouveler l’acte de création qu’ils
ont accompli. Enfant de son siècle, il utilise l’électronique,
le cut-up, le sample et des programmes très sophistiqués
qu’il entremêle avec un bric-à-brac acoustique
improbable mais résolument jouissif.
Pour Piano Mékanik kantatik, Nicolas Cante a également
travaillé avec deux vidéastes, Jérémy
Terris et Reno Courvoisier, du collectif Anonymal. La vidéo
est désormais partie intégrante du concept artistique
: « elle s’inscrit dans la texture même
de la performance ». Mais la structure a beau devenir
de plus en plus complexe et sophistiquée, elle reste
au service d’une indiscipline salutaire. La prouesse
technique importe peu, l’essentiel est de dégager
toujours plus d’énergie.
D’autres adjectifs pourraient qualifier la démarche
de Nicolas Cante et la relation qu’il entretient avec
son public : sincère, ludique, improvisée et
interactive… Sans calcul, pour vivre intensément
chaque instant d’une performance partagée. |

Le lieu :
// Montévidéo, centre de créations
contemporaines
3, impasse Montévidéo 13006 Marseille
04 91 37 97 35
Site internet : www.montevideo-marseille.com
Entrée libre sur réservation
Renseignements & réservation
:
- espaceculture 04 96 11 04 61,
Site internet :
billetterie en ligne,
- Marseille Objectif Danse 04 95 04 96 42
Site internet :
www.marseille-objectif-danse.org

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