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Arts visuels / Toulon Provence Méditerranée

Moussa SARR
Né en 1984 à Ajaccio
Formation
2009 DNSEP avec félicitations du Jury Ecole Supérieure d’Art de Toulon
2007 DNAP avec félicitations du Jury Ecole Supérieure d’Art de Toulon

Expériences
2011 Arte Videonight (une nuit de l’art vidéo sur Arte)
2010 FIAC-Cinéphémère (Paris-Jardin des Tuileries) Galerie Martine et Thibault de la Châtre
2009 Exposition « Youpi c’est la rentrée ! » Galerie Martine et Thibault de la Châtre (Paris)
2008 Prix Lauréat  Mission Jeunes Artistes Les abattoirs (Toulouse)

www.everyoneweb.fr


Moussa Sarr est pour le moins laconique quand il s’exprime sur son travail : « Très souvent, je joue avec ma propre image;
il s’agit de devenir un cliché pour tordre le cou aux clichés ».
Il a fi nalement raison, ses images sont explicites, elles résistent d’ailleurs au bavardage.
S’il est effectivement le sujet de ses photographies et de ses vidéos, l’artiste dépasse largement les problématiques généralement associées à la pratique de l’autoportrait (de l’autoreprésentation, de l’autofi lmage, etc.) pour aborder un questionnement sur les stéréotypes et les préjugés raciaux, sociaux ou sexuels, l’exercice du pouvoir et les discriminations qu’ils supposent, un questionnement sur la morale et son principe simpliste de hiérarchie, un questionnement sur l’altérité qui le pousse à revêtir l’habit de celui dont il diffère, éventuellement de l’ennemi juré.
« Blanc et noir », « amour et haine », « bien et mal », « bourreau et victime », « colonisateur et colonisé », « appartenance et exclusion », « singulier et générique »… pourraient constituer le début d’une liste de notions duelles que Moussa convoque et met en tension subtilement dans ses images, par le biais d’une iconographie identitaire abordée avec humour et autodérision.
(Edouard Monnet et Ian Simms)



Moussa Sarr is at least laconic when he expresses himself on his work : « very often, I play with my own image ; it is a question of becoming a cliché (picture) to twist the neck in clichés (pictures) ».
He is fi nally right, his images are explicit, they resist moreover the gossip. If it is effectively the subject of its photos and its videos, the artist exceeds widely problems generally associated with the practice of the self-portrait (of the autorepresentation, the autofi lming, etc.) to approach a questioning on stereotypes and racial, social or sexual prejudices, exercise of power and discriminations which they suppose, a questioning on the morality and its simplistic principle of hierarchy.
This questioning on the morality and its simplistic principle of hierarchy, a questioning on the otherness which urges him to take on the dress of the one from which he diff ers, possibly of the sworn enemy. « White and black », « love and hatred », « good and bad », « executioner and victim », « colonizing and colonized »,
« membership and exclusion », « singular and generic »… could constitute the beginning of a list of duelles notions that Foamed summons convenes and puts in tension subtly in its images, by means of an identical iconography approached funnily and automockery.
(Edouard Monnet and Ian Simms)