
Littérature / Région PACA
Leïla ANIS
Née en 1983 à Toulouse
Formation
2007 Master Arts du Spectacle, Université Lyon II
2006 Formation professionnelle de l’Acteur, Ecole Le Croiseur / Scène-sur-Saône à Lyon
Expériences
2010/11 comédienne dans plusieurs pièces de théâtre :
« Les rêves » d’Ivan Viripaev mise en scène François Bergoin Avignon Off 2011 La Manufacture
« Kaïna-marseille, Catherine Zambon » mise en scène Bruno Thircuir Avignon Off 2010 Villeneuve en scène, puis en tournée
«J’écris mes mots à la queue leu leu, aucune heure aucun mot ne comptent plus que les autres, les mots sont comme les jours, ils hurlent puis se noient
dans le ressac».
Certains, comme Leïla Anis, se laissent prendre par la vague et c’est tant mieux.
Car Leïla Anis a dans la tête des flots de mots à répandre… déjà dans son adolescence, de manière intime, sans jamais envisager de les montrer ;
plus tard sur les planches quand elle apprend le métier de comédienne. Le déclic ?
Lorsqu’elle rencontre sur sa route - entre Djibouti où elle a grandi, Toulouse où elle a vécu, Marseille où elle réside - le Théâtre du Grabuge à Lyon qui la révèle au travail d’écriture et l’accompagne : elle participe à Pose ta valise, un spectacle chorus de chants et d’écrits de femmes où elle évoque son histoire familiale et son départ d’Afrique de l’Est avec son lot de ruptures. Ainsi prend forme sa première nouvelle, Fille de, qui marrie «comme par accident» trois modes d’écriture selon un rythme très personnel.
Avec justesse la prose introduit l’italique auquel succède une narration baignée de rire : «j’ai eu besoin d’écrire de manière chronologique, comme un journal.
Mon départ de Djibouti fut un moment brutal, le début de mon histoire à écrire et un point de non retour».
Tout a démarré avec le besoin de raconter scrupuleusement ses sensations, les événements, ses émotions réapparus à sa mémoire dans des flashes.
Entre souvenirs longuement contenus (de 1999 à 2010 !), et questionnement sur le sens de son exil en tant que femme.
"I write my words in single file, no hour no word counts more than the others, the words are like days, they roar then drown themselves in the surf".
Some people, like Leïla Anis, do not let themselves get carried away by the wave and it is good for them.
Because Leïla Anis has in her head a flow of words to be spread.
Even during her adolescence, in a intimate way, without ever intending to share them ; later, on stage when she learns to become an actress.
What enabled this ? When she meet on her road - between Djibouti where she grew up, Toulouse where she lived, Marseille where she currently resides -
le Théatre du Grabuge in Lyon which guides her towards writing and accompanies her: she participates in Pose ta valise, a show of songs and writings by women in which she speaks of her family history and her departure from east Africa with its amount of problems.
This is how her first short story Fille de takes shape. It joins "by accident" three writing styles in a very personnal way.
The prose introduces perfectly the italics after which, succeeds a story bathed by laughter : "I needed to write in a chronological way, like a newspaper.
My departure from Djibouti was a rough moment, it is the beginning of the story I shall write and a point of no return".
Everything started with the need to tell scrupulously her sensations, the events, her feelings reappeared to her memory in flashes. Between memories that were for a long time contained (from 1999 till 2010 !), and questions on the sense of her exile as woman.