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Arts visuels / Marseille

Jérémie Delhome
Né en 1981 à Paris
Formation
2005 DNSTP avec mention à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille
2004 Voyage d’étude à l’Université Layal de Québec
2003 DNAP avec mention à l’école supérieure des Beaux-Arts de Marseille

Expériences
2010 Exposition personnelle Galerie municipale de Vitry-sur-Seine (catalogue de l’exposition)
2010 Exposition collective, concours artistique de la CCIM Marseille « En campagne » Le Leu Dit Bonney
2010 Résidence Astérides la Friche Belle de Mai à Marseille

Avec Jérémie Delhome, tout est affaire d’observation, de scrutation même.
Interdits aux âmes pressées, ses natures mortes (qui ne sont pas des natures mortes) et ses paysages (qui ne sont pas des paysages) requièrent de la patience, du temps. Pour que l’œil pénètre en profondeur dans leurs variations chromatiques, s’immisce dans leurs oscillations lumineuses, se perde dans leurs fonds sans fond, marque un temps d’arrêt entre deux arêtes saillantes, adoucisse sa trajectoire au détour d’une courbe inattendue. Les objets « muets » de Jérémie Delhome sont plus bavards qu’ils n’y paraissent car, même méconnaissables, tous racontent une histoire.
Paradoxal ? Non, ses recherches autour d’objets de figuration qui n’en sont pas empruntent sans cesse de nouvelles pistes, son travail s’affine, avec une exigence accrue dans sa pratique de la matière, du dessin, des couleurs…
Quel beau chemin depuis ses premières expositions en 2005 : de toiles en toiles, son œuvre a gagné en maturité, en densité, avec ce petit plus de « lourdeur qui donne corps aux objets » ; de séries en séries, sa grammaire chromatique a évolué, usant de tons vifs et crus jusqu’aux nuances les plus sombres.
Des variations qui parfois semblent lui échapper, mais toujours des jeux d’équilibre avec des formes déstabilisées «assez pauvres en soi».
Sa quête de la forme dépouillée de tout artifice et de tout parasite ouvre la porte à nos imaginaires, quel que soit l’espace privilégié, car ses installations in situ posent les mêmes questions. D’une manière différente : en détournant encore l’objet - évidé et non plus peint. D’un geste à la fois plus ample et plus radical.


With Jérémie Delhome, everything is a matter of observation even scrutinisation. 
Forbidden to souls in a hurry, his still lifes (which are not still lifes) and his landscapes (which are not landscapes) require patience and time. For the eye to penetrate deep in their chromatic variations, to interfere in their bright oscillations, to get lost in their backgrounds without background, to make a stop between two sharp edges,  to soften its trajectory at the corner of an  unexpected curve.
The "mute" objects of Jérémie Delhome are more talkative than they seem to be, they are even unrecognizable, they all tell a story. Is it paradoxical ?
No, his research around  figurative objects that are not, continually reaches new paths.
His work  gets refined, with an increased demand in his practice of materials, design, colors ...
What a beautiful path since his first exhibition in 2005, from canvas to canvas, his work has matured in density with that extra bit of "heaviness that embodies the objects" from series to series, his chromatic grammar has evolved from using bright and raw colors to the darkest shades. Variations that sometimes seem distant from him, but are always balanced games with destabilized shapes "pretty poor in itself." His quest for the form stripped of all artifice and parasite opens the door to our imagination, regardless of the privileged area, because his in situ facilities pose the same questions.
Differently, it diverts the object – hollowed out and no longer painted. With a gesture that is broader and more radical.